De 16 à 71 ans, des champions et beaucoup de passion au cercle de tennis de table

Quand il s’agit de passer à table, le Cercle de Tennis de table (CTT) de Saint-Avold se présente gaiement. Forts de multiples succès dans diverses catégories, les pongistes naboriens rayonnent et attirent de plus en plus de licenciés. Au gymnase de Brack, on entend maintenir l’engouement.

Un jeudi soir salle François-Mistler, les tables sont garnies, les échanges nourris et les mines ravies. Aux tables du cercle de tennis de table de Saint-Avold (CTT), tout le monde est dans son assiette. Avec plus de 100 licenciés actifs, le club de ping vit, depuis 2024, une véritable renaissance. « On revient de loin », témoigne Christian Mistler.Une vraie renaissanceSous l’œil vigilant de son père, fondateur du club en 1957 à Emile Huchet, Christian a la capacité de prendre du recul. « On a connu une période faste de 2000 à 2010 », puis plus rien. Le club se délite petit à petit, les tables se vident. La magie semble ne plus opérer.

Mais le pongiste naborien résiste. À la faveur d’un alignement des étoiles, 2024 est l’année du rebond. Le CTT recrute Quentin Heim, semi-pro en provenance du Luxembourg, et se restructure. « On a été porté par les Jeux Olympiques de Paris, c’est évident. Mais on a aussi su apporter un encadrement et un dynamisme propre au club », confie Emmanuel Lesch, actuel président.

Triple champion de Moselle

Le fringant entraîneur-joueur Quentin Heim est la « vitrine du club », confie, admiratif, François Tonnelier, vice-président. Triple champion de Moselle, le trentenaire est à nouveau ressorti vainqueur du tournoi mosellan fin mars dernier. « Avec lui, le club avance », et les résultats suivent. « On a clairement l’ambition de monter en N3 », affirme, solide sur ses appuis , Quentin. Un championnat couvrant toute la face nord-est de la France s’ouvrirait alors aux pongistes de Saint-Avold.

Des couleurs naboriennes représentées jusqu’à Lille ? Le rêve est permis, « mais rien ne peut se faire sans nos sponsors », confie le vice-président. Si la Ville a mis au pot plus de 8 000 € pour refaire le sol de la salle du gymnase de Brack, un nouveau soutien est attendu.Formation, parcours santé : un club, des projetsDerrière ces enjeux, le moral est au beau fixe. « Tous les jours de la semaine, il y a du monde », confie Christian Mistler. Le vice-champion du Grand Est en double aux côtés de Richard Vibert (Sainte-Marie-aux-Chênes) se félicite d’une jeunesse motivée à gravir les échelons. La figure de proue du club regarde d’un œil attendri les progrès éclair de Louis Tonnelier, 16 ans, déjà en équipe 1.

« Quand le club forme, il prépare son avenir », analyse Emmanuel Lesch. Et pour continuer à être attractif, le club organise de nombreux rendez-vous conviviaux et sportifs : soirée paella, cours pendant les vacances ou bien encore carnaval du ping. À la rentrée, le club souhaite également développer un parcours Ping santé. « Le ping a beaucoup de bienfaits, notamment contre les maladies dégénératives », confie le président. « On fait ces événements pour entretenir la flamme, maintenir l’engouement. » Avoir la mémoire courte ? Très peu pour les pongistes, forcément immunisés.

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